Jean-Antoine Chaptal,
Rapport de la fête relative à la prise de Toulon
“ Des citoyennes habillées de blanc entouroient cette Divinité protectrice, & portoient dans leurs mains les vases des libations & les emblêmes de la liberté. L’encens ne fumoit plus pour appaiser un Dieu vindicatif ; les urnes n’étoient plus arrosées des larmes du repentir ; c’étoit l’épanchement naïf de nos ames : c’étoit l’expression pure de nos sentimens. Nos vœux n’étoient plus resserrés sous des voûtes sombres & lugubres : la seule voûte des Cieux nous servoit d’enceinte, & nos cœurs en remplissoient tout l’espace. ”
