Isabelle France

Résumé

Isabelle France Douzième centenaire de saint Dié (1879)

L'enseignement véritable repose entre ses mains et malgré les attaques subtiles qui aujourd'hui s'acharnent contre elle, elle défendra l'héritage de ses fils. « L'Eglise a fait son temps, répètent les novateurs ; elle a vieilli ; à d'autres d'enseigner la vérité. » L'Eglise n'est d'aucun temps ; elle a devant elle l'Eternité ; elle marche sur la voie tracée par Dieu lui-même et son front porte le sceau de la promesse divine. Elle ne demande qu'une chose : la liberté de donner son cœur, son âme, sa vie, la vie de ses enfants et la science qu'ils ont amassée, pour le profit de tous.
Source : Gallica

Isabelle France Douzième centenaire de saint Dié (1879)

Jésus-Christ a choisi pour attrait la souffrance. La souffrance, dont le nom seul révolte la nature : la souffrance avec son cortége hideux; la souffrance âpre, amère, continue, qui fait frissonner les plus braves et devient un objet d'horreur pour le ciel et la terre. Il l'a choisie. L'enfant de Nazareth, le supplicié du Calvaire est le fils de la souffrance, et depuis qu'il l'a adoptée, depuis qu'il en a sondé les affreux mystères, depuis que son front pâle a ruisselé de la froide sueur qu'amène la douleur, quel charme soudain a-t-elle donc, revêtu?
Source : Gallica

Isabelle France Douzième centenaire de saint Dié (1879)

Ils se préparaient, en chantant les louanges de saint Dié, à la vie d'isolement du prêtre, à ses labeurs sans récompense, à cette méditation continue qu'il fait entre un berceau et un cercueil. Ils apprenaient à toujours bénir, à toujours pardonner, à toujours consoler, quand même leurs cœurs à eux seraient gonflés de larmes. Ils apprenaient, comme saint Dié, à se donner tout à tous pour l'amour d'un seul.
Source : Gallica

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