Résumé

Jean-François Robinet Aux Electeurs de 1885: Les Machines à tuer… (1885)

Voilà la guerre d'aujourd'hui; guerre de machines et de sinistres effets, où le génie de la destruction détourne de leur destination sacrée et prend dans sa main criminelle toutes les forces que la science, l'industrie et l'accumulation séculaire des capitaux avaient domptées ou créées pour l'exploitation pacifique du globe et pour le bonheur du genre humain.
Source : Gallica

Jean-François Robinet Aux Electeurs de 1885: Les Machines à tuer… (1885)

Supposons un instant que, par le plus grand des malheurs, la guerre éclate quelque jour entre la Russie et l'Angleterre, ou entre la France et l'Allemagne, par le fait de gouvernements que le poids d'une aussi écrasante responsabilité ne semble même pas inquiéter, — sans cela l'éventualité pourrait-elle jamais surgir? — et nous nous imaginerons aisément les calamités, les effroyables destructions d'hommes et de choses, la ruine, les larmes et le sang qui couvriraient, désoleraient et déshonoreraient aussitôt la surface de la terre?
Source : Gallica

Jean-François Robinet Aux Electeurs de 1885: Les Machines à tuer… (1885)

Ainsi font-ils construire ces bateaux porte-torpilles qui, sans être vus, la nuit et cachés sous l'eau, vont frapper d'une mort inévitable, broyer et noyer lâchement, brutalement, — comme le grisou au fond de la mine, ou comme la lave au sortir du cratère, — des centaines, des milliers de braves gens que les lois de la guerre, sinon toujours les intérêts de là patrie, tiennent entassés sur un navire!... Et la conscience publique ne se révolte pas; elle admire, elle suppute la force du projectile, elle enregistre ses ravages parmi les plus belles découvertes du siècle !
Source : Gallica

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