Joseph Huby

Résumé

Joseph Huby La conversion (1919)

Et de même, comment douter que la jeune Anglaise, qui devait devenir Mme d'Arras, au milieu de ses angoisses et de ses doutes n'adhérât déjà intérieurement à la véritable Église, elle qui portait au cou dans un sachet de soie un papier sur lequel elle avait écrit : « Si je meurs, je meurs catholique » ?
Il est des psychologies qui se laissent moins aisément débrouiller. Rien de plus difficile pour une âme désolée que de savoir exactement ce qui se passe en elle, puisque,
comme le remarque excellemment saint Ignace, le propre de la désolation, c'est d'enténébrer l'âme1.
Source : Gallica

Joseph Huby La conversion (1919)

Bientôt ce chien disparut, l'église tout entière disparut, je ne vis plus rien, ou plutôt, ô mon Dieu, je vis une seule chose ! !
Comment serait-il possible d'en parler? Oh ! non, la parole humaine ne doit point essayer d'exprimer ce qui est inexprimable; toute description, quelque sublime qu'elle puisse être, ne serait qu'une profanation de l'ineffable vérité.
J'étais là prosterné, baigné dans mes larmes, le cœur hors de moi-même, quand M. de Bussières me rappela à la vie.
Source : Gallica

Joseph Huby La conversion (1919)

Comme l'apparition de la foi, brusquement suscitée par un coup de foudre ou surgissant après une longue incubation, les raisons de croire — ou, en style théologique, motifs de crédibilité — revêtent une très grande variété. Le Concile du Vatican s'est plu à rappeler, en un raccourci magnifique, les signes « si nombreux et si admirables disposés par la Providence divine pour l'évidente crédibilité de la foi chrétienne1 ». Non moins nombreux et non moins admirables sont les modes concrets suivant lesquels ces signes opèrent.
Œuvre de la grâce, la foi est aussi œuvre de la nature.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature