Alfred Loisy

Alfred Loisy

Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Mors et vita (1916)

Mais ce n'est pas non plus en cet appareil de stoïque désespérance que meurent maintenant les braves gens qui n'ont point retenu les symboles de la vieille foi. Ils ont offert et ils sacrifient, comme les autres, leur existence pour la patrie; ils ont exposé leur vie et ils meurent pour que la France vive; ce faisant, ils ont pensé, comme les autres, accomplir un devoir, et certes ils l'ont accompli ; ils croient, de plus, que leur sacrifice n'est point inutile, qu'il contribue, au contraire, à la préservation de ce qu'ils ont de plus cher au monde.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Mors et vita (1916)

Hélas! c'est de cette infirme raison que se servent les croyants eux-mêmes quand ils regardent leur foi, et le plus humble n'est pas sûr, vraiment, de n'être pas un jour déconcerté par ce qu'il y trouve. Nous ne pouvons pas nous croire dans la vérité en dépit de la raison. Après tout, si peu qu'elle vaille, si médiocre que soit l'outil, — et il est médiocre, — l'intelligence est une pièce maîtresse de l'homme, et toute crise de la foi, quand même ses origines ne seraient point dans l'ordre des croyances spéculatives, se résout en crise intellectuelle.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Mors et vita (1916)

Le petit-fils a répondu : Tout plutôt que la mort ; je préfère embrasser l'ombre ; si l'ombre me fait vivre, c'est que l'ombre est vivante. — Et de cette ombre vivante il déclare le nom. Le Centurion « dit que Dieu n'est pas ou qu'il est Jésus. Il dit que Dieu n'est rien ou qu'il est le dieu des chrétiens. Maxence (le Centurion) n'a pas d'autre raison pour aller à Dieu, — ni d'autre raison ni d'autre moyen. Il ne peut avoir aucune certitude en dehors de Jésus, ni d'autre désir que de Jésus. Et il ne peut avoir d'autre accès à Dieu que Jésus, Dieu lui-même et homme en
même temps ».
Source : Gallica

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