Résumé

Joseph Noulens Notice nécrologique sur M. de Lourde de La Place (1867)

DE LOURDES DE LAPLACE.
La plume tremble dans mes mains et le cœur dans ma poitrine, au souvenir d'un vieil ami que j'ai perdu (') ; il était fils d'un ministre protestant de Nérac, (2) qui lui avait donné l'exemple d'une existence austère; son nom véritable était de Lourdes de Laplace ; mais, dans la famille littéraire du boulevard Montmartre, il était plus connu par celui de Colline. Le Figaro, en le désignant comme l'un des quatre types de la Vie de Bohême, s'est trompé. Celui qui posa pour la figure du philosophe, de l'homme aux bouquins, fut Privat d'Anglemont.
Source : Gallica

Joseph Noulens Notice nécrologique sur M. de Lourde de La Place (1867)

Les jours sombres furent plus nombreux 1 La vie de bohême a de durs quarts-d'heure et il me semble voir encore le pauvre Colline dans sa petite chambre de Corneille si étroite que pour respirer il lui fallait en plein hiver en laisser la fenêtre ouverte Malgré cela, le jour venu il se levait insoucieux et gai, jusqu'à ce que gaîté et insouciance aient sombré.
Source : Gallica

Joseph Noulens Notice nécrologique sur M. de Lourde de La Place (1867)

C'est bien là M. de Lourdes, l'âme droite et loyale, poussant le dévouement et le désintéressement jusqu'à l'abnégation. Pour qui l'a vu, ardent à la tâche qu'il s'était imposée, résistant aux affectueux conseils de sa famille alarmée, demeurant sourd aux appels de l'éminent professeur le docteur Dupuï, son parent et son ami, qui le pressait de venir près de lui, et ne cédant, enfin, à ses instances que lorsque ses forces ont trahi sa volonté; il est certain que la cause de la mort pré-
maturée de M. de Lourdes se trouve dans cette enthousiaste et philanthropique abnégation.
Source : Gallica

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