Résumé

Souvenirs de voyage, Saint-Émilion… (1850)

Fils de ses œuvres, il se complaît dans une vie laborieuse, dans la société de sa femme, si bien faite pour le comprendre ; entouré de sa nièce, de ses trois garçons, dont il est autant l'ami que le père. — Les affections de la famille et de l'amitié remplissent son âme. C'est là son monde, il n'en cherche pas un autre. Contre des douleurs aiguës dont il est souvent atteint, il sait trouver de la force dans sa volonté. La douleur l'abat, mais ne peut vaincre la fermeté de son courage et de sa patience. — Toujours amusant, conteur, les enfants recherchent sa société.
Source : Gallica

Souvenirs de voyage, Saint-Émilion… (1850)

Dans la journée nous fûmes visiter Saint-Émilion. Nous rencontrâmes une famille de Bordeaux qui profita de l'obligeance de mon ami. Elle y gagna; mais je crois que nous y perdîmes. Voici pourquoi :
Pour visiter des ruines, pour retirer de cette contemplation des fruits salutaires, il faut que l'âme se recueille. La gaîté folle de jeunes femmes, les rires, les plaisanteries des jeunes gens empêchent d'arriver à l'âme les impressions salutaires qui ressortent de cette preuve de l'impuissance humaine contre le temps, ce moyen de Dieu pour abaisser l'orgueil humain.
Source : Gallica

Souvenirs de voyage, Saint-Émilion… (1850)

La famille, c'est la société elle-même ; les vices de l'une sont ceux de l'autre, comme leurs qualités sont communes.
C'est donc dans la famille qu'il faut apprendre aux enfants que toute puissance vient de Dieu ; qu'on est bon fils en respectant son père, comme on est bon citoyen en respectant les lois de son pays.
Pour graver ces principes dans le cœur des enfants, il faut aussi que les pères sachent se rendre respectables. Si l'exemple donne de la force aux préceptes, le précepte sans l'exemple perd beaucoup de sa valeur.
Source : Gallica

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