Jules Dejean de La Bâtie

Résumé

Jules Dejean de La Bâtie Le baron Dupin et le général Ambert… (1848)

Ce principe de la nouvelle politique de la Guadeloupe est faux et dangereux. Il est faux, car il repose sur la supposition que l'émancipation sans indemnité est imminente, que le régime de 1845 n'a été qu'un leurre, que ce régime lui-même est plus ruineux que l'abolition immédiate de l'esclavage ; il est dangereux, car il emprunte son crédit à la confiance de quelques novateurs dans un système mal connu, mal étudié ; il est incompatible avec cette maturité que le général attribue aux résolutions de son conseil, et dont assurément elles ne portent pas le caractère.
Source : Gallica

Jules Dejean de La Bâtie Le baron Dupin et le général Ambert… (1848)

On a voulu voir dans la lettre de M. le baron Dupin un manifeste de résistance coloniale, et elle avait pour but de prévenir le plus dangereux écart que l'esprit de résistance pût conseiller, celui de répudier la sage temporisation à laquelle les abolitionistes mêmes se résignent ( je dis les abolitionistes raisonnables et de bonne foi ) , de rejeter les préparations et la transition ménagées par la sagesse gouvernementale, et de se jeter dans l'émancipation immédiate, en haine des institutions de 1845.
Source : Gallica

Jules Dejean de La Bâtie Le baron Dupin et le général Ambert… (1848)

Quelque libéral et abolitioniste qu'ait été le gouvernement, quelque profonde qu'ait été sa réforme de 1845, quelque large et progressif, quelque généreux que soit, aux dépens des colons, le régime de préparation et de transition voté à cette époque, il est des ardeurs de libéralisme et de rénovation que rien ne peut calmer, des passions radicales que rien ne peut satisfaire et dont le découragement de quelques colons se fait un dangereux auxiliaire.
Source : Gallica

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