Résumé

Justine Thuillier L'Arc-en-ciel, par Mme Justine Thuillier (1857)

Pour m'y décider, il a fallu que, joints à la grande expérience du monde, de nombreux encouragements vinssent encore me dire que la nature m'avait douée de quelques facilités, d'un jugement sain et d'une âme droite et juste.
C'est particulièrement à la jeune fille que j'ai pensé en cette occasion, car c'est d'elle que dépend le bonheur de l'homme : la jeune fille pure fera non-seulement une épouse vertueuse, mais elle fera encore une bonne mère de famille ; et c'est souvent,
pour ne pas dire toujours, d'une mère que dépend le bonheur de ses enfants.
Source : Gallica

Justine Thuillier L'Arc-en-ciel, par Mme Justine Thuillier (1857)

Mon but, en écrivant cet ouvrage, a été moins de l'offrir à la jeune fille du monde aristocratique, à qui une riche dot et une généreuse éducation semblent tracer un avenir heureux dès sa plus tendre enfance, qu'à ces milliers de jeunes filles qui, moins heureuses qu'elle, naissent, sinon dans l'obscurité, du moins dans la classe moyenne de la société, dont le travail est nécessaire à leurs familles dès leurs premières années, et dont l'ignorance détruit souvent leur bonheur à venir et les conduit à leur perte.
Source : Gallica

Justine Thuillier L'Arc-en-ciel, par Mme Justine Thuillier (1857)

Le bruit qu'elles firent en se retirant, joint à la fraîcheur du baiser que Mme de Germanie avait donné à la jeune fille, ainsi que la pesanteur du livre,l'éveillèrent aussitôt. Elle s'assit sur son lit, ouvrit ses grands yeux noirs et promena un regard scrutateur autour d'elle, afin de se rendre compte de ce qui se passait. Ne voyant rien qui pût éveiller ses soupçons, elle se mit à dire : Ah! quel affreux rêve ! Il me semblait qu'un poids était sur mon cœur et qu'il allait cesser de battre !
Source : Gallica

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