Résumé

Les Commis-voyageurs et la Politique du 16 mai… (1877)

Les nôtres, on le voit, n'ont rien qui puisse effrayer ces honnêtes gens eux-mêmes, défenseurs de la conservation sociale, qui ont, seuls, le monopole de toutes les vertus, et pour qui seuls la famille est sacrée et la propriété respectable.
Ce commis-voyageur, exemple de tous les vices et de toutes les défaillances, ne demandera qu'une chose, au jour prochain du triomphe, il demandera à rentrer dans le droit commun ; il demandera à ne plus être privé de ce droit primordial dans une société basée sur le suffrage universel.
Source : Gallica

Les Commis-voyageurs et la Politique du 16 mai… (1877)

La vie du commis-voyageur est mêlée intimement à celle du fabricant, du commerçant, de l'employé ; et la vérité, celle que vous n'osez pas dire, c'est que beaucoup d'entre eux sont devenus républicains à ce contact.
Ce n'est pas le commis-voyageur qu'il faut proscrire ; ce sont les commerçants, les fabricants, les employés, c'est la France tout entière, la France de la paix et du travail.
Source : Gallica

Les Commis-voyageurs et la Politique du 16 mai… (1877)

On veut soustraire la masse électorale à l'influence de ces hommes que les nécessités de leur profession amènent chaque jour sur un autre point du territoire et dont les circonstances ont fait les avocats les plus achalandés, les mieux écoutés de la cause républicaine-.
Les commis-voyageurs ne reculeront pas devant les menaces ; ils ne failliront pas à cette tâche nécessaire ; ils iront jusqu'au bout, eux aussi; ils sèmeront à tous les vents la parole féconde qui relève les courages hésitants, fiers d'apporter leur pierre à l'édification du gouvernement républicain.
Source : Gallica

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