Résumé

H. Longueville Lettre sur la prochaine élection de Versailles… (1830)

Certes M. Bertin de Vaux n'aura pas trop de toute sa sagacité, de toute la finesse de son esprit, pour déjouer les trames qu'on ne manquera pas d'ourdir, et pour conserver à la France la position qui lui convient. Une assiduité si nécessaire en pays étranger lui ôtera tout moyen de défendre, et même de représenter les intérêts du département à la Chambre des députés. Seine-et-Oise n'aura donc que six représentans au lieu de sept. En vérité, quand plus de quatre cent mille âmes n'ont, pour défenseurs de leurs droits, que sept mandataires, au moins est-il juste qu'ils soient au complet.
Source : Gallica

H. Longueville Lettre sur la prochaine élection de Versailles… (1830)

Tu connais sur ce point ma manière de penser : selon moi, un département doit se suffire à lui-même pour sa représentation et son administration. Combien de mauvais choix n'auraient pas été faits si les administrateurs eussent été choisis dans les localités! Ignorant le pays et les hommes, un administrateur qu'on envoie du midi pour administrer le nord, ne marche qu'en hésitant, et souvent il est dupe, à son insu, d'une coterie qui s'est organisée pour le surprendre. Un député doit aussi être du pays, parce qu'il en connaîtra les besoins.
Source : Gallica

H. Longueville Lettre sur la prochaine élection de Versailles… (1830)

Supposons que M. Bertin conserve au milieu des honneurs de ses nouvelles fonctions cette indépendance de caractère, qualité première d'un député: la nature même de ces fonctions ne doit-elle pas détourner de le choisir? Ambassadeur auprès d'un roi qui perd par sa faute la meilleure moitié de son royaume, moitié qui nous est si voisine et qui nous conviendrait si bien, ne faut-il pas qu'il soit l'observateur assidu de tout ce qui va se passer ? Ne faut-il pas qu'il soit le surveillant vigilant de ce que peuvent desirer et tenter des puissances toujours nos rivales, quoique nos alliées?
Source : Gallica

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