H. Longueville

H. Longueville Lettre sur la prochaine élection de Versailles… (1830)

Certes M. Bertin de Vaux n'aura pas trop de toute sa sagacité, de toute la finesse de son esprit, pour déjouer les trames qu'on ne manquera pas d'ourdir, et pour conserver à la France la position qui lui convient. Une assiduité si nécessaire en pays étranger lui ôtera tout moyen de défendre, et même de représenter les intérêts du département à la Chambre des députés. Seine-et-Oise n'aura donc que six représentans au lieu de sept. En vérité, quand plus de quatre cent mille âmes n'ont, pour défenseurs de leurs droits, que sept mandataires, au moins est-il juste qu'ils soient au complet.
Source : Gallica

H. Longueville Ce qui s'est fait depuis juillet 1830… (1831)

Mais, je le répète , il faut de la fermeté et de la popularité dans le pouvoir; non pas seulement de cette popularité qui fait recevoir à sa table un maire de village, mais de celle qui porte à regarder le peuple comme bon à quelque chose , et à lui donner des droits qui le fassent en quelque sorte participer à l'action du gouvernement. Un gouvernement qui s'appuie sur l'amour des masses est le plus fort de tous. Le roi que nous avons couronné veut être l'objet de l'amour du peuple, il a tout ce qu'il faut pour réussir.
Source : Gallica

H. Longueville Lettre sur la prochaine élection de Versailles… (1830)

La défense des intérêts populaires s'arrange mal des ménagemens qu'est obligé de garder le favori du pouvoir. On verra rarement la main qui émarge les bordereaux de traitemens d'un ministère, mettre dans l'urne législative, une boule désapprobatrice. Il ne faut jamais placer la conscience de l'homme en opposition avec son intérêt, ne serait-ce que pour lui épargner les désagrémens et les fatigues du combat.
Source : Gallica

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