Résumé

Portrait de Louis Passy Louis Passy Société nationale d'agriculture de France… (1890)

C'est que l'amitié, à tous les âges, n'est parfois qu'une partis de notre temps; mais l'amitié de la jeunesse est une partie de nous-mêmes. Batbie était, vous le savez, notre correspondant, et il serait devenu notre confrère, si la mort ne l'eût promptement réuni à Gaudin. J'aime à rapprocher ces deux noms qui nous rappellent en même temps deux hommes d'esprit et de cœur. Personne ne connut mieux Gaudin que Batbie, et personne ne mérita mieux de porter sur sa tombe le témoignage suprême de la fidèle amitié.
Source : Gallica

Portrait de Louis Passy Louis Passy Société nationale d'agriculture de France… (1890)

La plupart des hommes prennent pour le bonheur cette espèce d'indolence qui les laisse jouir sans efforts des faveurs de la fortune et des dons de l'esprit : mais quelques-uns cherchent le bonheur et le trouvent à mériter par le travail ce qui déjà leur est assuré par le hasard. Si la prévoyance de sos parents avait ménagé à Gaudin les ressources d'un brillant avenir, si la nature lui avait donné généreusement une intelligence solide, un esprit appliqué, un caractère égal et un cœur dévoué, il ne négligea rien pour tirer parti de tous ces avantages et pour en faire un bon emploi.
Source : Gallica

Portrait de Louis Passy Louis Passy Société nationale d'agriculture de France… (1890)

Comme tout se tourne contre les gens qui tombent et sont malheureux, tout sert les gens qui s'élèvent et sont heureux. Il y a des forces invisibles d'attraction et de rayonnement dans le monde physique et dans le monde moral.
Au milieu de ces succès, il n'est pas étonnant que Gaudin, riche, obligeant et aimable, ait eu de nombreux amis; mais il eut aussi quelques vrais amis : Ch. Robert, Leviez, Batbie. Batbie était au premier rang. Ils se rencontrèrent au Conseil d'État en 1849 et ne se
quittèrent plus.
Source : Gallica

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