Maurice Bouchor

Maurice Bouchor

Résumé

Portrait de Maurice Bouchor Maurice Bouchor,  Pervenche : conte (1900)

“ Guillaume eut vent de l'affaire. Il galopa jusque chez la veuve et, rudement, lui ordonna de conduire sa fille, dès le soir même, au château seigneurial : « Sinon, ajouta-t-il avec un méchant sourire, demain, vieille femme, je te fais saisir et juger comme sorcière; ta chaumine
enfumée flambera comme soie de porc, en attendant que même sort t'arrive; et, pour ta fille, j'en ferai-ce qu'il me plaira. »
Manches-Vertes fut bientôt instruit de ces menaces. « Avec l'aide de Dieu, dit-il, le diable perdra ses peines. »
”
Source : Gallica

Portrait de Maurice Bouchor Maurice Bouchor,  Pervenche : conte (1900)

“ Le jeune homme jeta un regard autour de lui ; et tout près de son arbre, il aperçut un petit être de forme humaine, gros comme un rat, et qui, tout en nageant, tendait les mains pour atteindre la plus longue branche du saule.
Elle était par malheur trop haute pour lui, et le monstre allait l'engloutir lorsque Manches-Vertes, ému de compassion, saisit une gaffe au croc de fer qui gisait à ses pieds, et se penchant hors de la barque
au risque de perdre l'équilibre, enfonça profondément son arme dans la gueule du brochet.
”
Source : Gallica

Portrait de Maurice Bouchor Maurice Bouchor,  Pervenche : conte (1900)

“ « Oh ! oh ! fit le seigneur en essuyant sa face
cramoisie, serait-il homme à gagner cette gageure ? »
Mais au bout d'une heure, l'allure du gas se ralentit. Le sentier se faisait plus raide, le soleil plus dur, et Pervenche, si légère, si frêle, si mignonne, toute pareille à une fleur, commençait à peser assez lourdement sur les bras de son robuste fiancé.
A peine un tiers de la colline était gravi lorsque Manches-Vertes se sentit très las
et dévoré de soif.
”
Source : Gallica

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