Maurice Couyba

Maurice Couyba

Résumé

Portrait de Maurice Couyba Maurice Couyba Chansons rouges

Ouvre ton cœur !...
Donc, ami lecteur, après la chanson d’amour, personnelle et subjective, voici la chanson d’humanité, multiple et objective, comme voulaient toute poésie Flaubert et Théophile Gautier : Chanson d’hier et d’aujourd’hui, Chanson de demain surtout !... L’amour de la femme a pour complément nécessaire l’amour de l’humanité.
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Portrait de Maurice Couyba Maurice Couyba Chansons rouges

Veux-tu ressembler au mauvais riche, tolérer que la main se tende, silencieuse et honteuse, pour mendier, mais défendre à la bouche de s’ouvrir, douloureuse, pour gémir ? Si tu n’entends la plainte, comment pourras-tu consoler ? Si tu ne vois la plaie de la Misère toute nue, comment sauras-tu la guérir ? Si tu n’écoutes jusqu’au bout la Chanson des Droits et des Devoirs, la Chanson du Mot passé après la Chanson de Nature, comment pourras-tu juger ce livre, impartial, cette synthèse vivante de poésies solidaires ? Sois brave et sois juste, bon critique !
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Portrait de Maurice Couyba Maurice Couyba Chansons rouges

Un laboureur chante :
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I
Ohé ! mes bœufs, toujours, encore !
Ohé ! Grivel. Ohé ! Goubeau !
Il fait clair et le temps est beau ;
L’alouette éveille l’aurore.
Ohé, mes bœufs, tirez ! tirez !
Tirez le soc et labourez !
II
Fouillez la plaine tout entière !
Éventrez-la jusqu’au nombril !
Vous boirez l’eau de mon baril.
Vous aurez mon foin pour litière.
Ohé, mes bœufs, tirez ! tirez !
Tirez le soc et labourez !
III
Le soleil est père du monde.
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