Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais De l'Illégalité du remboursement… (1824)

Dans l'intérêt de l'Etat, cela paraît plus facile pour l'exécution et moins périlleux en cas de crise imprévue.
Dans l'intérêt des rentiers , cela indique que leur sort inspire quelque pitié, et que la faiblesse seule s'oppose au rejet de la loi.
En principe, le vice est le même. La Chambre, ainsi que le ministre, part d'un droit légal qui n'existe pas, et viole les éternelles lois de l'équité et de l'humanité.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais De l'Illégalité du remboursement… (1824)

Prérogative ; privilège, sont choses incompatibles, vis-à-vis de la loi qui est égale pour tous , inadmissibles à l'égard du contrat où les parties sont mutuellement libres. Le rapporteur n'y regarde pas de si près.
Probablement qu'il comprend mieux l'esprit général de la législation, et il est humblement supplié de nous expliquer comment, cette prérogative s'y retrouverait encore. Sans doute, des articles de lois consacrent le droit du remboursement entre particuliers; mais que ce droit se trouve dans leur esprit général et qu'il s'y trouve appliqué à l'Etat, voilà ce qui nous passe.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais De l'Illégalité du remboursement… (1824)

D'abord, il n'est pas exact en fait, que le gouvernement ne se soit jamais réservé la faculté de rembourser ses emprunts. Un édit royal du mois d'avril 1765 stipule expressément une réserve de cette espèce. La loi du 24 août 1793, qui institue le grand livre de la dette publique, règle, par ses articles 185, 186, 187 et 189, le mode et la valeur des oppositions qui pourraient être formées sur le remboursement; il était donc admis que l'Etat pouvait se trouver dans le cas de rembourser, et qu'il en avait le droit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature