Résumé

Notice sur la vie de M. L. de Chevry et discours prononcés sur sa tombe… (1867)

J'ai assez connu, j'ai assez aimé M. de Chevry, pour qu'il me soit permis, à mon tour, de lui adresser, au nom de cette foule attristée, les paroles de l'adieu suprême, l'expression de notre douleur et de nos regrets.
La mort est aveugle et il semble quelle moissonne au hasard dans le champ de la vie les épis verts en même temps que les épis déjà mûrs, l'homme jeune encore aussi bien que le vieillard chargé d'années.
Source : Gallica

Notice sur la vie de M. L. de Chevry et discours prononcés sur sa tombe… (1867)

M. de Chevry, qui me fit plusieurs fois l'honneur de me confier ses projets, était plein de sollicitude pour l'agriculture et pour les classes laborieuses qui y sont occupées. Je puis donc vous dire, avec certitude, combien il éprouvait de bonheur à l'idée d'améliorer les procédés de culture et, par suite, de rendre meilleur le sort des habitants de nos localités.
La mort est venue, hélas ! nous l'enlever bien jeune encore, à l'âge où les espérances vont se réaliser et où le travail persévérant reçoit enfin ses récompenses.
Source : Gallica

Notice sur la vie de M. L. de Chevry et discours prononcés sur sa tombe… (1867)

Lorsque l'homme est arrivé au déclin de la vie, lorsqu'il est plein de jours et que ses jours ont été féconds, lorsque, fatigué de la route, sentant ses facultés amoindries, ses forces dissipées, il s'aperçoit que son œuvre est faite et que l'heure du repos est sonnée, il se peut alors qu'il accueille la mort, non comme une ennemie, mais comme un hôte que l'on attend et que l'on est prêt à suivre sans murmurer.
Source : Gallica

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