Philibert Audebrand,
Derniers jours de la Bohème
“ En cinq ans, il a vieilli dans la proportion d’un quart de siècle. Le feu du génie s’est assoupi. Coiffé d’un chapeau de paille pour se garantir du soleil dardant sur ce roc pelé de Sainte-Hélène, il n’existe plus que d’une vie végétative. Il dit au général Bertrand : « J’ai perdu mon regard d’aigle. » Il a tout perdu depuis qu’il n’a plus à contrecarrer qu’un geôlier, sir Hudson Love. Il a presque la figure atone d’un bourgeois de la rue du Sentier, qui s’est retiré des affaires pour aller planter ses choux à Bougival, auprès d’Emile Richebourg. ”
