Résumé

Pierre Nicolas Berryer Effets de la convention militaire du 3 juillet 1815 et du traité du 20 novembre 1815 relativement à l'accusation de M. le maréchal Ney…

Si MM les Généraux alliés n'avaient pas accordé l'article 12, on se serait battu; cinquante mille hommes, tant de part que d'autre, eussent perdu la vie ; Paris eût fini par être pris, pillé, brûlé, détruit : en traitant, on a épargné tous ces malheurs, et si, pour les éviter , on a été obligé de souscrire à une amnistie qui, au fond, ne peut profiter qu'à un très-petit nombre d'individus, on a de quoi s'en consoler, en songeant à toutes les calamités qu'aurait entraînées inévitablement le rejet de l'art.
Source : Gallica

Pierre Nicolas Berryer Effets de la convention militaire du 3 juillet 1815 et du traité du 20 novembre 1815 relativement à l'accusation de M. le maréchal Ney…

WATEL, Liv. III, Chap. XVIII, §. 291.
Dira-t-on encore que l'article 12 sort des termes d'une capitulation ordinaire ?
I°. Nous répondrons que non; car on ne capitule que pour sauver sa vie et sa liberté; et ce ne serait pas se sauver que d'échanger les hasards du canon contre l'expectative des supplice ; de stipuler une amnistie partielle et temporaire, utile aujourd'hui, nulle le lendemain; obligatoire pour les Alliés dont n'avait rien à craindre, et sans effet vis-à-vis du Roi de France, qui seul avait le droit de punir légstimement.
Source : Gallica

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