Résumé

Procès de Louis-Napoléon et de ses coaccusés…

Messieurs, c'est dix années après cette grande révolution, l'un des événemens les plus mémorables et les plus féconds de notre histoire, que, sans être découragé par le déplorable dénoûment de deux tentatives insensées, Louis Bonaparte vient proclamer, jusque devant vous, nous ne savons quel droit d'anéantir nos institutions par ses décrets, et de convoquer un congrès national pour organiser, à nouveau, le gouvernement du pays.
Source : Gallica

Procès de Louis-Napoléon et de ses coaccusés…

Mais nous comprenons, Messieurs, que le procès ne doit point être réduit à ces termes : lorsqu'un effort a été tenté pour substituer un autre gouvernement à celui du pays, lorsqu'une ambition si haute qu'elle n'aspire à
rien moins qu'au souverain pouvoir s'est manifestée par des actes formels, lorsque quelques hommes enfin ont cru pouvoir menacer d'une révolution nouvelle cette terre sillonnée déjà par tant de révolutions, suffit-il, devant celte cour surtout, de constater les circonstances matérielles de l'attentat, et de provoquer contre ses auteurs un châtiment mérité?
Source : Gallica

Procès de Louis-Napoléon et de ses coaccusés…

Pour ne parler que de cette dernière échauffourée, rappellerons-nous ces proclamations menteuses, triste parodie d'une langue inimitable, où se lisent à chaque ligne l'ignorance de la situation du pays, et l'oubli de la dignité nationale; où celui qui reproche à nos institutions de ne pas protéger la liberté, institue des commissions militaires pour juger ceux qui se permettraient de rester fidèles à leur devoir; où celui qui a fait pratiquer l'embauchage et distribuer l'argent pour acheter la trahison, accuse notre gouvernement de corruption
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature