Résumé

Donatien de Sesmaisons Réflexions contre la compétence de la Chambre des Pairs dans l'affaire d'avril 1834… (1834)

Oui, Messieurs , vous auriez le droit d'après la Charte de juger les procès dont vous êtes saisis, si d'une part les crimes que vous avez à juger étaient définis par la loi, et si de l'autre votre jurisprudence était faite. Mais rien de tout cela n'est fait. Tous ceux à qui l'initiative a appartenu doivent en prendre sur eux la faute , et la couronne toute la première ; car cette loi était fondamentale, elle était complémentaire de la Charte; mais vous ne l'avez pas cette loi, et la première des lois pour vous c'est de ne pas juger sans loi.
Source : Gallica

Donatien de Sesmaisons Réflexions contre la compétence de la Chambre des Pairs dans l'affaire d'avril 1834… (1834)

Quant à moi, je veux bien être juge d'un rebelle qui n'a pas essuyé mon feu, mais le gouvernement ne doit pas porter, l'un après l'autre, le mousquet et la main de justice.
Il ne peut pas faire tomber ceux que le plomb atteint, et puis juger ceux qui ne sont pas tombés.
Quelle est l'insurrection la plus grave, la plus dangereuse pour un gouvernement ? La plus criminelle, eu égard à ceux qui s'en rendent coupables, c'est celle de la force armée.
Source : Gallica

Donatien de Sesmaisons Réflexions contre la compétence de la Chambre des Pairs dans l'affaire d'avril 1834… (1834)

Non coupable : quoique nous ayons reconnu la vérité du fait. — Ainsi nous l'enseigne notre jurisprudence militaire (1) . Effectivement on ne peut couper une volonté, une conscience en deux ; celle du juré doit se soumettre ici à celle du juge , comme l'affirmation du fait est au dessous de l'appréciation.
Messieurs, nous sommes ici jurés, juges, et de plus, seuls en France, nous réunissons à ces deux qualités le pouvoir politique. Nous faisons la loi politique, loi toujours plus puissante que la loi civile.
Source : Gallica

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