Résumé

Récit par un garde national d'Amiens des faits et gestes du détachement qui a pris part aux terribles événements de Paris… (1848)

L'étude particulière que nous avons faite des lieux, les connaissances pratiques et personnelles que nous avons depuis vingt ans de toutes les insurrections et combats livrés à Paris, ont appelés notre attention sur un ordre de faits consommés depuis plusieurs années en voie de se développer encore et qui mérite de fixer l'attention des hommes qui sont chargés des destinées de la France. Les vastes ateliers de construction de chemin de fer placés aux différentes gorges de Paris, sont un immense danger.
Source : Gallica

Récit par un garde national d'Amiens des faits et gestes du détachement qui a pris part aux terribles événements de Paris… (1848)

Nous sommes entrés par la barrière de Cliehy. Paris présentait déjà un air militaire qui faisait pressentir l'intensité de. la lutie qui y avait lieu depuis la veille. Les gardes nationaux étaient concentrés par pelotons au coin des rues. Tout le monde était sous les armes. Notre arrivée faisait sensation. Avec les gardes nationales de l'Oise, nous formions un effectif de 800 hommes. Notre bannière portait le nom de notre ville. C'était à chaque coin de rue, de tous les côtés, des cris de vive simiens!
Source : Gallica

Récit par un garde national d'Amiens des faits et gestes du détachement qui a pris part aux terribles événements de Paris… (1848)

Si le général l'a fait dans l'intention de nous tenir au guet et de nous empêcher de dormir, il peut se flatter d'avoir parfaitement réussi, car personne de nous n'a fermé l'oeil.
Ceux d'entre nous qui étaient à la barricade Poissonnière n'étaient pas mieux ; ils avaient la satisfaction toute militaire de camper en plein air et d'entretenir la conversation avec les insurgés de la barricade Poissonnière au moyen de celle construite vis-à-vis le terrain.
Source : Gallica

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