Sarah Orne Jewett,
Revue des Deux Mondes
“ Ils descendirent les degrés deux par deux et se mirent en ligne, comme si personne ne les eût regardés ; leurs brèves évolutions ressemblaient à l’accomplissement d’un rite mystique. Les deux boiteux s’obstinèrent à marcher de leur mieux, mais le pauvre Martin Tighe, plus infirme encore, fut porté dans la meilleure charrette de Henry Merrill, où il se tint droit et martial avec son gars pour conducteur. Il y avait, devant lui, planté à la place du fouet, un petit drapeau qui flottait au vent. N’étant pas sorti depuis si longtemps, Martin par sa seule apparition en plein air excitait l’intérêt ”
