Vital-Benoît Mazoyer

Résumé

Vital-Benoît Mazoyer Les quatre filles de Napoléon… (1832)

Jamais victoire ne fut disputée avec plus d'acharnement ; cependant enfin l'armée française fut victorieuse selon sa coutume. Napoléon, dans cette journée , n'eut pas à combattre l'intempérie de la saison ; la neige, comme à Eylau, ne mit point d'obstacle à ses savantes manoeuvres. Aussi, l'affaire se décida-t-elle en sa faveur à cinq heures du soir. Drapeaux, caissons , sacs, provisions , tout allait tomber au pouvoir de notre armée, lorsqu'à force de sacrifices les ennemis parvinrent à s'emparer d'un poste avantageux que les Français occupaient.
Source : Gallica

Vital-Benoît Mazoyer Les quatre filles de Napoléon… (1832)

Soldats, les Prussiens et leurs alliés sont dans le piège ; nous allons remporter aujourd'hui une victoire beaucoup plus célèbre encore que celle d'Austerlitz. Après avoir encouragé toute l'armée française, il fit attaquer le centre des Prussiens , le rompit, extermina entièrement l'aile gauche , et fit, comme par enchantement, toute l'aile droite prisonnière. Le roi de Prusse ordonna bien à sa cavalerie de s'avancer pour empêcher le grand nombre de prisonniers
Source : Gallica

Vital-Benoît Mazoyer Les quatre filles de Napoléon… (1832)

Houra ! répondirent les Russes ; mais ce fut en vain : les colonnes ennemies furent exterminées à la baïonnette ; des bataillons entiers de leurs légions tombaient aux pieds de nos vieux guerriers. La garde impériale française montra dans cette journée le même héroïsme qu'à Austerlitz ; trois fois elle en vint aux mains avec la garde impériale russe , trois fois elle l'écrasa.
L'ennemi nous abandonna 48 mille hommes, 80 pièces de canon, et la plus grande partie de ses bagages ; et si l'empereur de Russie n'eût fait rompre le pont de Tilsit, c'en était fait de lui et du reste de son armée
Source : Gallica

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