Résumé

État sanitaire de Nossi-Bé (1855)

A neuf heures du soir, un malade, qui était depuis quelques jours à l'hôpital, est frappé d'un accès pernicieux comateux,, lorsque cinq heures auparavant, puis une heure avant, je l'avais trouvé dans l'état le plus tranquille et le plus heureux, lorsqu'il était en pleine convalescence d'une fièvre intermittente, que les fonctions étaient en pleine voie de rétablissement, et que surtout, pendant les quatre jours précédents, cet homme avait pris en ma présence huit grammes de sulfate de quinine (chaque jour, 1 gramme le matin, 1 gramme le soir) .
Source : Gallica

État sanitaire de Nossi-Bé (1855)

Dans les 104 cas de fièvre intermittente que nous caractérisons au tableau sous le nom de simple, un grand nombre ont présenté des symptômes que l'on peut rattacher au coma et au délire; mais ces accidents n'ont été ni assez graves ni d'assez longue durée pour caractériser la perniciosité. Je le répète, à ce moment, il n'y avait pas un accès vraiment simple; la céphalalgie, le coma ou le délire, nous mettaient dans la nécessité d'agir avec énergie et promptitude, sans que nos craintes pussent s'apaiser pour l'accès qui devait suivre.
Source : Gallica

État sanitaire de Nossi-Bé (1855)

Néanmoins, avec le temps, il se produisit une amélioration; la garnison s'éleva en nombre ; la vie matérielle devint plus régulière; les maladies diminuèrent en nombre et en gravité; enfin, l'année dernière, le détachement d'infanterie de marine a pu rejoindre la Réunion, après 14 mois de séjour, sans avoir perdu un seul homme.
Aujourd'hui, la fièvre intermittente s'est montrée de nouveau ; elle a pris le caractère pernicieux et a fait quelques victimes.
Source : Gallica

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