Résumé

Henri Bourru Sur l'État sanitaire de la ville de Rochefort (1883)

Laveran (Maladies et épidémies des armées, de 1863 à 1869, p. 225) donne 19 décès pour fièvre typhoïde sur 100 décès généraux. Ainsi, Rochefort n'est point exempte de l'endémie typhoïde, mais son endémie est aussi bénigne que nulle part ailleurs, et elle n'a point d'épidémies. Une ville de garnison sans épidémies typhoïdes! Est-il rien de plus rare et de plus heureux? Le collège, les orphelinats, les maisons d'éducation privées, les prisons n'en ont jamais eu plus que les casernes.
Source : Gallica

Henri Bourru Sur l'État sanitaire de la ville de Rochefort (1883)

Pour la période de 1860 à 1869, la mortalité générale, en France, a été de 1 décès sur 43,40 habitants ; la nôtre, de 1 sur 42,39 ; c'est une unité en notre défaveur.
Nous devons remarquer ici, avec M. le directeur Maher, que dans nos murs, beaucoup de marins viennent mourir de maladies contractées hors de France, qui chargent ainsi nos listes obituaires. Nos hôpitaux reçoivent aussi des malades, ordinairement des plus compromis, qui viennent des localités voisines pour subir des opérations graves ou recevoir des soins nouveaux.
Source : Gallica

Henri Bourru Sur l'État sanitaire de la ville de Rochefort (1883)

Au collège de Rochefort, il n'a jamais régné de ces épidémies qui exigent un prompt licenciement, et causent trop souvent une grande mortalité. Jamais de fièvre typhoïde, de diphthérie, même de fièvres éruptives répandues largement sur les élèves. En douze années, dont nous avons pu prendre connaissance, il y a eu 3 décès parmi les élèves pensionnaires, au nombre de 90 à 100, soit 0,25 pour 100, par année : 2 pour tuberculose, 1 pour fièvre typhoïde. De même la morbidité a toujours été des plus légères.
A l'orphelinat de la marine, 40 filles sont élevées, de leur bas-âge à 18 ans.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature