Résumé

Alfred de Meuron La Natalité après la guerre, conférence faite à Lausanne… (1917)

Les guerres provoquent toujours un double excès de mortalité : directement parmi les combattants, ce qui va de soi, mais indirectement aussi dans la population civile ; tandis que l'excès de mortalité directe n'intéresse que les hommes en service, l'excès de mortalité indirecte intéresse les deux sexes et tous les âges de la population civile. Des deux facteurs, ce dernier est de beaucoup le plus efficace. Pendant la guerre de 1866, l'Autriche a perdu 53.000 soldats tués, blessés ou disparus, tandis que l'excès de mortalité chez les civils a fauché 200.000 vies
Source : Gallica

Alfred de Meuron La Natalité après la guerre, conférence faite à Lausanne… (1917)

En ce qui concerne la famille humaine, on a remarqué qu'à la suite d'une épidémie ou d'une guerre il se produit un excès de natalité. La balance des sexes est une autre manifestation de cette même loi ; lorsque les habitudes d'un peuple font courir plus de risques à la vie des enfants du sexe masculin qu'aux autres, il y a un excédent de naissances masculines ; là où certaines habitudes religieuses compromettent la vie des filles, les naissances féminines sont en plus grand nombre que les autres.
Source : Gallica

Alfred de Meuron La Natalité après la guerre, conférence faite à Lausanne… (1917)

En France on a estimé à 100.000 le nombre des morts directement dues à la guerre et à 600.000 celui des morts indirectement infligées à la population civile. Cet excès de mortalité en dehors des armées a plusieurs causes assez naturelles : l'usure morale causée par les inquiétudes, par les préoccupations économiques ou par les souffrances directement infligées aux populations des territoires envahis ; le surcroît de travail imposé aux civils par l'envoi aux armées des meilleures forces productrices ; l'alimentation plus difficile et de moins bonne qualité
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature