Jean François Hyacinthe Feutrier

Jean François Hyacinthe Feutrier Discours a la mémoire de très-haut… (1820)

Non, Messieurs, du séjour de l'éternelle paix ne s'auroient sortir des paroles de haine et de vengeance ; mais elle vous supplie, au nom de votre propre bonheur, au nom de la patrie éplorée, de retrancher du milieu de vous une cause toujours subsistante de calamités et de désastres, et de prévenir le retour de malheurs peut-être plus grands encore, en vous attachant plus fortement que jamais à l'auguste dynastie que Dieu a choisie pour vous sauver, et à la religion qui seule peut réparer tous nos maux
Source : Gallica

Jean François Hyacinthe Feutrier Discours a la mémoire de très-haut… (1820)

Pleurez un Prince, qui, jusqu'à cette horrible catastrophe, sujet d'une éternelle affliction, n'avoit fait couler d'autres larmes que celles de la reconnoissance, dont le coeur ne connût jamais le ressentiment et la haine, qui a marqué le dernier jour de sa vie par de derniers bienfaits, et dont les mains venoient de répandre encore d'abondantes aumônes, quand il reçut le coup mortel. Pleurez celui qui aimoit les François, et estimoit leur caractère dans leurs égaremens même; qui se crut toujours mieux gardé par leur générosité que par les précautions d'une prudence inquiète
Source : Gallica

Jean François Hyacinthe Feutrier Discours a la mémoire de très-haut… (1820)

Nous jouissions avec délices du bonheur de posséder cet excellent Prince, et déjà nous lisions dans l'avenir tout ce que nous promettoit de bienfaits et de prospérités un coeur si grand et si généreux. Dans nos vaines pensées, nous réunissions sur lui tout ce que la fortune a de plus flatteur, la valeur de plus brillant, la reconnoissance de plus doux, l'admiration de plus vif.
Source : Gallica

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