Léon Miral

Élements biographiques

Léon Miral Pour trente-deux francs : pièce en un acte (1904)

LAPLUME.
D'abord, je dois dire que M. Radinet s'est conduit avec moi comme un paltoquet ! ...
RADINET.
Moi ? ...
LAPLUME.
Parfaitement...
RADINET.
N'employez pas des mots dont vous ne connaissez pas le sens exact ...
LAPLUME.
Je connais le sens, et je maintiens le mot... Monsieur Prosper, vous êtes un paltoquet ! ...
LE PRÉSIDENT.
Silence, Laplume ! N'insultez pas l'homme que vous avez déjà suffisamment outragé...
LAPLUME.
Outragé, lui ! ...
LE PRÉSIDENT.
Dame, il me semble que le plus violent outrage que l'on puisse faire à un mari consiste à lui prendre sa femme...
Source : Gallica

Léon Miral Pour trente-deux francs : pièce en un acte (1904)

RADINET.
Je voulais divorcer... Je prie le tribunal de ne pas perdre de vue que là est le vrai point de départ...
MADAME RADINET, à voix basse.
La vermine !...
LE PRÉSIDENT.
Il vous reste à nous dire à quel mobile vous avez obéi, en faisant poursuivre en adultère votre femme et son complice... Le simple procès-verbal du commissaire de police suffisait pour l'introduction d'une instance en divorce... Au lieu de divorcer, vous avez
déposé une plainte en adultère pouvant entraîner une condamnation de trois mois à deux ans de prison...
Source : Gallica

Léon Miral Pour trente-deux francs : pièce en un acte (1904)

LE PRÉSIDENT.
Vous reconnaissez que M. Laplume est votre amant?
MADAME RADINET.
Je le reconnais.
LE PRÉSIDENT.
Avez-vous quelque chose à dire pour votre défense ? ... (Madame Radinet ne répond pas.) VOUS n'aimez plus votre mari ? ...
MADAME RADINET.
Ni plus ni moins qu'autrefois.
LE PRÉSIDENT.
Vous aimez davantage votre amant...
MADAME RADINET.
Il y a moins longtemps que je le connais.
LE PRÉSIDENT.
Il n'y a pas dans ce fait de quoi justifier votre conduite... On ne quitte pas son mari pour suivre un monsieur parce qu'on le connaît depuis moins
longtemps...
Source : Gallica

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