Marie Guillaume Germain Feuilloley

Élements biographiques

Marie Guillaume Germain Feuilloley Conférence Montesquieu. Discours prononcé à la séance de rentrée… (1869)

L'Esprit des Lois avait paru depuis six ans. La France avait appris de l'Angleterre que notre littérature comptait un chefd'œuvre de plus. La critique se taisait; Montesquieu commençait à jouir paisiblement de sa gloire ; il avait même été question, dans le Conseil du roi, de l'élever à la dignité de chancelier et de lui confier les sceaux; le seul obstacle fut le peu d'illustration de sa naissance. Plus heureuse, Messieurs, est notre époque où l'illustration personnelle suffit, et où le choix du souverain peut s'arrêter sur le plus digne.
Source : Gallica

Marie Guillaume Germain Feuilloley Conférence Montesquieu. Discours prononcé à la séance de rentrée… (1869)

Dégagé des devoirs de la magistrature, satisfait dans son ambition, et peut-être aussi fatigué de la vie facile et brillante mais monotone et factice de Paris, Montesquieu résolut de voyager; étudier de près les mœurs et les lois des peuples, les rapprocher, les comparer, les expliquer les unes par les autres, rechercher les rapports nécessaires qui les régissent, c'était bien une œuvre digne de tenter le génie de l'auteur de l'Esprit des Lois.
Source : Gallica

Marie Guillaume Germain Feuilloley Conférence Montesquieu. Discours prononcé à la séance de rentrée… (1869)

De l'ancienne monarchie, il n'est rien resté debout.
A la souveraineté de droit divin a succédé la souveraineté par la volonté nationale, et le peuple a été plus directement que jamais associé au gouvernement par le suffrage universel. Tous les éléments politiques et sociaux sont changés : cependant l'autorité de Montesquieu est toujours la même et toujours invoquée par nos publicistes et nos législateurs. C'est que toutes
les questions vitales de l'existence des peuples sont traitées, dans l'Esprit des Lois, avec la hardiesse et la supériorité du génie
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature