Pierre-Sébastien Gourlin

Élements biographiques

Pierre-Sébastien Gourlin Relation de ce qui s'est passé pendant la maladie de Mme la duchesse de Rochechouart (1752)

Il étoit rare qu'elle fît de si longs discours ; mais dans le peu de paroles qu'elle difoit, on voyoit toujours le même feu, cette même ardeur pour les intérêts de la vérité, cet amour de Dieu si vif, un entier détachement de la terre, un respect toujours nouveau pour la Religion, une tendre charité pour le Prochain, le don de la souffrance dans un si haut degré , qu'elle n'eftimoit de bonheur que celui de souffrir.
Source : Gallica

Pierre-Sébastien Gourlin Relation de ce qui s'est passé pendant la maladie de Mme la duchesse de Rochechouart (1752)

On voudroit pouvoir les rapporter tous, puisque rien n'est plus édifiant : mais comment le faire ? Ce n'étoit point par des discours ou feulement dans desoccasions particulières qu'elle faisoit connoître sur cela les dispositions de son ame ; ce n'étoit souvent qu'une parole, qu'une action toute simple en apparence, qui découvroient les trésors de graces dont son coeur étoit plein. Les personnes qui ont eu le bonheur,de la voir, surtout pendant cette maladie, en conservent une vive & forte impression : niais cette impression surpasse infiniment tout ce
qu'elles en pourroient dire.
Source : Gallica

Pierre-Sébastien Gourlin Relation de ce qui s'est passé pendant la maladie de Mme la duchesse de Rochechouart (1752)

La fièvre qui n'avoitpascédé, devint plus forte avec des redoublemens fréquents , la douleur du ventre plus sensible, la toux plus violente, les douleurs de nerfs plus aigues ; l'estomach ne digéroit plus ; la poitrine parut s'affecter, & l'oppression étoit grande. L'enflure se joignit à tous ces accidens, & le danger se montroit de plus en plus. Les Médecins le déclarèrent très-pressant le 27 & dirent, qu'il ne falloit pas différer d'en avertir la malade.
Source : Gallica

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