Adolphe-Basile Routhier

Résumé

Adolphe-Basile Routhier Festival des fêtes cardinalices

Être libre, c’est être une personne, ayant un nom dans la famille, ayant une place au foyer. C’est pouvoir appeler son chef son père, et les autres sujets ses frères. C’est avoir droit d’être traité comme un fils !
Eh bien, Messieurs, cet idéal de la liberté dans ses rapports avec l’autorité, il est réalisé dans la constitution de l’Église chrétienne.
Quand son chef véritable, le Christ, nous a enseigné à prier en disant : « Notre père qui êtes aux cieux... » il nous a affranchis de l’esclavage ; il a proclamé la vraie fraternité, la vraie égalité, et la vraie liberté !
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Adolphe-Basile Routhier Festival des fêtes cardinalices

Oui, c’est un fait indéniable, que les impies eux-mêmes ne peuvent pas contester : l’œuvre du Pontife, en subsistant, a sauvé dans notre pays l’œuvre du Roi. L’immortalité de l’Église a couvert l’État de son manteau, et si les vaincus d’hier deviennent les vainqueurs de demain, si l’avenir voit jamais refleurir sur nos bords une France nouvelle, c’est l’Église qui l’aura faite.
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Adolphe-Basile Routhier Festival des fêtes cardinalices

Comme on voit la plante dans le mystérieux travail de sa fécondation sortir de terre, s’élever, s’épanouir en feuillage et se couronner d’une fleur, comme on voit le palais et le temple, solidement assis dans les entrailles du sol, superposer leurs étages, leurs voûtes, leurs colonnades et leurs décors, et se couronner enfin d’un dôme, ainsi l’on a vu l’Église du Canada s’édifier lentement, grandir, et se couronner enfin de la haute dignité cardinalice !
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