Résumé

Albin de Berville Éloge de M. Henri Marotte, prononcé dans la séance publique de l'Académie d'Amiens… (1860)

Dans cette vie de renoncement et de retraite , Marotte , il est vrai, s'était fait une société qui le consolait de bien des privations. Il vivait avec sa pensée , et sa pensée avait encore toute la fraîcheur de la jeunesse. Ni son imagination ni son coeur n'avaient vieilli : c'était toujours la candeur d'âme, la virginité d'impressions, les souriantes illusions , les naïfs enthousiasmes des premières années. Nul n'éprouva des ravissements plus purs en présence de la nature champêtre
Source : Gallica

Albin de Berville Éloge de M. Henri Marotte, prononcé dans la séance publique de l'Académie d'Amiens… (1860)

L'éducation classique avait pu lui ouvrir la voie à la composition littéraire : mais en musique, Marotte n'eut d'autre "maître que la nature. Ce maître l'instruisit bien, et en quelques années, sans autre guide qu'une heureuse inspiration secondée par l'étude, l'élève parvint à lire avec facilité la musique de chant, à toucher le clavier, non en pianiste, mais assez du moins pour se rendre compte de ses pensées, à bien connaître l'harmonie, à composer des cantilènes non seulement correctes mais agréables, à se faire une idée de l'instrumentation, a parler de l'art en théoricien éclairé.
Source : Gallica

Albin de Berville Éloge de M. Henri Marotte, prononcé dans la séance publique de l'Académie d'Amiens… (1860)

Le firmament est ce palais auguste Ouvert au coeur digne de l'habiter. Près de son Dieu, c'est là que l'homme juste Après l'épreuve un jour doit s'abriter.
L'astre du jour, c'est la vive lumière Dont le flambeau guide le voyageur, Et lui fait voir, au bout de la carrière, L'aasyle sur imploré par son coeur.
Source : Gallica

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