Résumé

André-Thérèse Chrestien A M. Achille Arnaud, collaborateur du journal "la Réforme financière" (1872)

Ainsi fait parler Napoléon celui qui a si savamment écrit l'histoire du Consulat et de l'Empire.
M. Thiers ajoute du reste : Et c'étaient les amis ombrageux de la liberté qui proposaient un tel projet!... Mais en supposant que, par impossible, ce projet eût réussi, et qu'à son pouvoir temporel, déjà immense, le premier Consul eût réuni le pouvoir spirituel, il serait devenu le plus hideux des tyrans, le maître des corps et des âmes, tout comme le sultan de Constantinople, qui est à la fois chef de l'État, de l'armée et de la religion.
Source : Gallica

André-Thérèse Chrestien A M. Achille Arnaud, collaborateur du journal "la Réforme financière" (1872)

Les différentes nations sont donc fort heureuses, d'après Napoléon 1er, que le Pape ne réside chez aucune d'entre elles, mais bien dans cette vieille Rome, loin de la main des empereurs d'Allemagne, loin de celle des rois de France et d'Espagne, répétait Napoléon 1er (p. 220) , tenant la balance entre les souverains catholiques. Ce sont les siècles qui ont fait cela, ajoutait-il, et ils ont bien fait.
Source : Gallica

André-Thérèse Chrestien A M. Achille Arnaud, collaborateur du journal "la Réforme financière" (1872)

M. Thiers raconte, à l'appui de ces hautes considérations, que le général Bonaparte controversait volontiers sur les questions philosophiques et religieuses avec Monge, Lagrange, Laplacè , et les embarrassait souvent, dans leur incrédulité, par la netteté, la vigueur originale de ses arguments, lui qui avait été nourri dans un pays inculte et religieux, sous les yeux d'une mère pieuse, lui chez qui la vue du vieil autel catholique réveillait les souvenirs de l'enfance, toujours si puissants sur une imagination sensible et grande.
Source : Gallica

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