Résumé

Antoine-Louis-Hippolyte Duchesne Des Pouvoirs de la Chambre des représentans et de l'usage qu'elle en a fait… (1815)

Que reste-t-il donc de tant et tant de reproches adressés à la chambre des représentans ? Nommée légalement par des collèges électoraux convoqués d'une manière régulière , tant que Napoléon a tenu les rênes de l'État, elle a combattu le despotisme et repoussé l'adulation : après avoir provoqué et obtenu son abdication, et dans des circonstances plus que délicates, elle a cherché à tenir un juste milieu entre les exagérations de chaque parti ; et si la guerre civile n'est pas venu mêler ses horreurs à celles d'une invasion étrangère, c'est peut-être à elle qu'on en est redevable.
Source : Gallica

Antoine-Louis-Hippolyte Duchesne Des Pouvoirs de la Chambre des représentans et de l'usage qu'elle en a fait… (1815)

On préfend qu'aux termes des lois constitutionnelles alors subsistantes, les colléges électoraux ne pouvaient faire de nominations valables lorsque la majorité des membres dont ils se composent n'y avait pas siégé ; qu'en effet le simple bon sens exclut l'idée que la minorité puisse faire la loi à la majorité ; que cependant, dans la plupart des colléges électoraux d'arrondissemens et de départemens, c'est une faible minorité qui a nommé.
Le fait d'abord n'est pas exact : à quelques exceptions près, la majorité des électeurs a pris part aux élections.
Source : Gallica

Antoine-Louis-Hippolyte Duchesne Des Pouvoirs de la Chambre des représentans et de l'usage qu'elle en a fait… (1815)

Or, sans insister sur d'autres considérations tout aussi puissantes , il est étrange que ce droit lui soit contesté, par des personnes qui supposent, qu'une des trois branches de la puissance législative a pu , pon pas seulement révisée notre constitution, mais la faire ; il est encore plus étrange que ce droit lui soit contesté, quand on admet d'un autre côté que trois corps distincts doivent concourir à la formation de la loi. C'est donner à entendre qu'une constitution est moins qu'une loi, et que le respect dont on l'entoure est une ridicule superstition.
Source : Gallica

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