Auguste Barthélemy

Résumé

Auguste Barthélemy,  L’Insurrection

“ Qu’on nous pardonne de nous mettre en scène un instant.
Le 28, à trois heures, la tyrannie déploya, sur tous les points, de vigoureuses attaques. Un bataillon de la garde nationale venait de se former comme par enchantement dans la rue Croix-des-Petits-Champs et sur la place des Victoires, la foule était ivre de joie ; on croyait tout fini ; le bataillon descendit vers la rue Saint-Honoré.
Nous étions entrés dans une maison voisine pour prendre quelque repos, et nous nous félicitions des succès des Parisiens, lorsqu’une épouvantable fusillade éclata sur la rue Croix-des-Petits-Champs
”
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Auguste Barthélemy,  L’Insurrection

“ L’admiration n’a plus de mots quand on songe que tous ces écrivains, en sortant de leur jeu de paume, ont pris les armes, harangué les citoyens, organisé la sainte insurrection ; que plusieurs d’entre eux ont scellé de leur sang leur Épitre au Peuple ; que Gauja, l’un des signataires, a passé sous les fusillades du Carrousel pour planter aux Tuileries notre drapeau national. ”
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Auguste Barthélemy,  L’Insurrection

“ Les gendarmes, lancés le premier jour dans la rue Saint-Honoré, et fort maltraités par les ouvriers imprimeurs, comprirent, avec ce bon sens qui les caractérise, que cette fois il ne s’agissait pas d’une petite émeute badine qu’on apaise avec le poitrail des stupides chevaux : ils n’ont pas tardé de s’éclipser, comme des acteurs engagés pour un rôle, qui ne veulent pas jouer hors de leur emploi. ”
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