Résumé

Auguste Murat Réponse au Ministère sur son apologie… (1831)

Entendez-vous, Ministres d'un roi né d'une révolution, vous avez laissé faire des choses infâmes et atroces !
Le ministère réfutant les théories qui disent que les principes de notre gouvernement étant opposés à ceux des grands états du Continent, la guerre est inévitable, déduit de ce principe une conséquence exorbitante par cette réflexion : « Ainsi la liberté française ne saurait » être sauvée que par la conquête de l'univers. »
Non, la France n'est pas réduite à une extrémité impossible pour conserver sa liberté. Cela ne fait pas que la guerre puisse être évitée
Source : Gallica

Auguste Murat Réponse au Ministère sur son apologie… (1831)

Arrivant à l'application de ce symbole à ses actes, le Ministre se flatte de ne pas s'en être écarté, et, par conséquent, de n'avoir rien fait de contraire à la Charte.
C'est se flatter à bon marché que de se faire du respect pour la Charte un titre de gloire : Un pays ne tient pas compte à des ministres des crimes qu'ils ne commettent pas. Et d'ailleurs, il est bien rare de voir le pacte fondamental violé. Mais il est d'autres abus qu'un Ministère peut se permettre dans l'exercice du pouvoir qui lui est confié, et qui n'emportent pas violation manifeste de la constitution.
Source : Gallica

Auguste Murat Réponse au Ministère sur son apologie… (1831)

Si la révolution de juillet n'est pas un signal donné aux peuples qui veulent conquérir leur liberté, c'est un grand malheur pour les peuples qui ont eu confiance à une démonstration qui avait à leurs yeux ce caractère; mais la déception dont ils sont victimes retombera sur l'égoïsme qui à fait taire tant de générosité.
La Charte, selon le ministère, est le seul programme du gouvernement. Il est un autre programme, dont la France ne perdra pas le souvenir.
Source : Gallica

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