Résumé

Aux électeurs, sur le choix d'un député… (1839)

Imitateurs par nécessité et serviles par imitation, ils ne se donneront pas la peine de reconnaître les cas où la minorité se montre plus clairvoyante et plus sage que la majorité, et doit devenir majorité elle-même, en ralliant à elle les bons esprits.
Les électeurs ne peuvent vouloir d'un simulacre de représentation. Il leur faut un homme complet, un mandataire réel et qui leur fasse honneur.
Source : Gallica

Aux électeurs, sur le choix d'un député… (1839)

Ils effraient les simples, en leur faisant croire que la liberté est, en leurs mains, une arme dangereuse; ils les font hésiter dans l'exercice de leur propre jugement. Selon eux, pour ne tomber ni dans l'anarchie ni dans le despotisme, il faut être ministériel pur, ou nul : c'est à peu près la même chose ; car rien de plus commode assurément que d'être toujours de l'avis du pouvoir.
Source : Gallica

Aux électeurs, sur le choix d'un député… (1839)

C'est aux électeurs à aller le chercher dans la retraite, pour éconduire les aspirants qui ne seraient pas, par leurs précédents ou par leur aptitude, destinés à réunir le plus possible les qualités voulues. C'est un service à rendre au pays ; c'est un service à leur rendre à euxmêmes ; car nous ne devons pas penser qu'ils veuillent être députés quand même , c'est-à-dire de nom seulement, au risque de voir publier leur insuffisance.
Le mandat électoral n'est pas un mandat ordinaire : dans les affaires communes, on peut choisir pour mandataire une personne moins éclairée que soi-même.
Source : Gallica

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