Résumé

Cause de l'anéantissement du commerce ou Le vice dominant du 19e siècle (1839)

Mais pourquoi si longtemps gourmander le docteur, Si tout lui donne exemple, et si nul n'est meilleur; Si l'artisan n'agit que parce qu'il faut vivre; Si l'auteur pour l'or seul fait imprimer son livre; Si l'artiste tient moins à la perfection Qu'au nombre des produits de sa profession ; Si l'avocat, muet pour la pauvre innocence, Au riche criminel prodigue l'éloquence; Si, bien moins affamé de lauriers que d'argent, Plus d'un loyàl guerrier peut indifféremment Défendre la Terreur, combattre pour l'Empire, Servir sous les Bourbons, et plus tard les maudire
Source : Gallica

Cause de l'anéantissement du commerce ou Le vice dominant du 19e siècle (1839)

Ce n'est pas toutefois que j'approuve un prodigue Qui ne sait en son cœur élever une digue Contre cette fureur de dissiper en vain L'argent, si précieux dans une sage main.
Mais à cet autre vice il n'est pas nécessaire De me fatiguer l'âme à déclarer la guerre ; Car si quelque défaut manque à la nation, Je ne trouve de moins que la profusion.
Source : Gallica

Cause de l'anéantissement du commerce ou Le vice dominant du 19e siècle (1839)

Voilà tout ce que je puis répondre au Public sur mon titre. Mais peut-être me demanderat-il aussi si je prétends bannir de toutes les classes et de toutes les professions cette honnête économie sans laquelle non plus le bonheur d'un pays ne peut être de longue durée. Oh ! le Public serait bien injuste et peu sensé d'avoir cette idée de ma satire ! Je puis lui assurer que, bien loin de penser de la sorte, je regarde, au contraire, l'économie de l'artisan et du marchand aussi voisine de la vertu, qu'une folle prodigalité l'est du vice.
Source : Gallica

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