Jacques Demogeot, Les lettres et l'homme de lettres au XIXe siècle… (1856)
“ La littérature, ainsi comprise et cultivée, se peut appeler la fleur et le parfum de l'âme. Mais elle est encore autre chose, messieurs, elle est un instrument plus puissant, ou du moins plus actif, l'expression et l'organe perpétuel des pensées, des travaux de toute une vie. Il est homme de lettres aussi, celui que le feu de son imagination porte sans cesse vers des sujets nouveaux; qui, doué de verve et de fécondité naturelle, n'a pas plutôt fini d'une œuvre qu'il en recommence une autre; qui se sent jeune encore pour la production à soixante ans comme à trente ”
