E. Castello

Résumé

E. Castello Épître à M. Guizot (1844)

Mais il fut brave au moins : d'une indigne pâleur L'effroi ne ternit point l'éclat de sa valeur ; Fière de ses deux mers, l'opulente Corinthe A son cœur inspirait le mépris, non la crainte.
Il pouvait acheter; mais un peuple marchand N'eût jamais de son glaive émoussé le tranchant.
Ma muse en même temps et le loue et le blâme : De nobles passions fermentaient dans son âme.
Si le perfide appât de son or corrupteur, Dans Athène, amorça plus d'un lâche orateur, Son courage l'absout, l'histoire lui pardonne
Source : Gallica

E. Castello Épître à M. Guizot (1844)

En sus du dividende, avec les fonds secrets, On accorde une prime aux plus vils intérêts, Et les enfants du peuple, aux jours de leur détresse, Bien nourris, à leur tour alimentent la presse, Moins coupables, s'ils ont, sans asile et sans pain, Laissé vaincre leur âme au tourment de la faim, Que l'esprit tentateur dont la noire malice, Ouvrant à deux battants les portes de l'office , Stimule l'appétit de ces pauvres intrus Et leur donne à ronger les restes des ventrus.
Source : Gallica

E. Castello Épître à M. Guizot (1844)

Habituant l'oreille au récit du pécheur, L'organe se durcit, l'âme perd sa fraîcheur; La foi même s'ébranle, et la vertu confuse, Qui voit, muet témoin, les succès de la ruse, Immole, en rougissant de sa simplicité, Aux idoles du jour honneur et vérité.
Source : Gallica

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