Résumé

Vain, orgueilleux, envieux, médisant… (1841)

Pierre Robès, être inepte et mutin comme un coq, et pusillanime comme un lièvre; en d'autres termes, lâche, blèche et couard, ne pouvait exercer sa malveillance que par la médisance; mais la médisance est l'arme des sots, et c'est toujours par elle que se soulage la haine impuissante. Le parasite Robès qui, traitreuse couleuvre, n'ouvrait la bouche que pour distiller son venin sur tous, ne savait pas, lui, que toujours médire des autres, c'est médire de soi. L'orgueil de son néant l'aveuglait. La médisance était son levier. C'était la seule arme dont il usât sur le genre humain.
Source : Gallica

Vain, orgueilleux, envieux, médisant… (1841)

L'homme vain est toujours bas. Aussi nul n'était plus plat que Pierre Robès. On le vit cent fois pour une, parler et faire des politesses à des hommes qui l'avaient naguère molesté ou l'avaient nécessairement sacrifié à un souverain mépris. Pierre Robès n'était pas seulement l'homme-tortue, il était aussi l'hommelimaçon. La reptilité siégeait, dans son âme, à côté de ses autres vices.
A Némore était une sorte de bailli, tartufe aussi fourbe que Robès, mais qui avait l'esprit aussi fin, aussi flegmatique, que le maire-notaire l'avait étroit et dissipé.
Source : Gallica

Vain, orgueilleux, envieux, médisant… (1841)

Le maire de Némore, Robespierre au petit pied, nageant dans un océan de mondanités, justifiait bien par là ces paroles de Saint-Evremont, à savoir: que la médisance venait du chagrin et de cette lâche envie qui tend à abaisser celui dont le mérite offusque.
« C'est ainsi qu'un ingrat est de sou bienfaiteur
Le plus cruel persécuteur :
Vous l'accablez de biens, il s'en sert pour vous nuire,
Est-il dans le pouvoir, il cherche à vous détruire! »
Source : Gallica

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