Résumé

Ch. Longbois A Monsieur Pommier, maire de Belleville (1839)

Je sais bien que vous déplorez que les pauvres reçoivent de deux mains. Ici, Monsieur le Maire, vous êtes encore dans une grande erreur: ce n'est pas seulement de deux mains qu'ils reçoivent, c'est de huit, de dix, de douze, et quelquefois de seize ou de dix-huit mains qu'ils reçoivent, ces pauvres malheureux que renferment, au nombre de neuf ou dix, bien souvent ces sombres et humides réduits si nombreux dans la paroisse de Belleville
Source : Gallica

Ch. Longbois A Monsieur Pommier, maire de Belleville (1839)

Qui oserait en effet, jeter le blâme, tout àlafois, et sur la charité qui au double titre de l'humanité et de la religion sait respecter le malheur, et sur le malheur qui se débat contre une bienfaisance qui met pour condition première à ses bienfaits, que l'infortuné déposera, avant tout, le seul vêtement qui lui reste, celui de sa propre dignité.
Source : Gallica

Ch. Longbois A Monsieur Pommier, maire de Belleville (1839)

Eh ! qui ne sait en effet que dans chaque paroisse il se rencontre outre les pauvres qui le furent toujours ou qui subissent la pauvreté depuis longtemps, ceux qu'elle accable tout-à-coup ? ce qui hélas ! est trop fréquent; croyez-moi.
Monsieur le Maire, ces derniers pourront bien un jour s'adresser au Bureau de Bienfaisance, consentir enfin, pour avoir un peu de pain ou de viande chaque mois, que leur nom soit inscrit sur les registres de la misère et de l'indigence, mais ce ne sera qu'après avoir épuisé, pour leur part, les secours de la charité chrétienne dont le prêtre est le canal.
Source : Gallica

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