Résumé

Collectif Revue pédagogique, année 1920

La mort a frappé Guillaume en pleine activité, en plein élan. Le coup a été ressenti comme un chagrin personnel par ses amis, par ses collègues, par le corps enseignant qui l’avait adopté et qui l’aimait. Et le malheur est grand pour l’Université, car pareille convenance d’un homme à ses fonctions est une réussite assez rare de la destinée.
La Revue ne peut le laisser partir sans un dernier adieu ; il en était un familier ; il y écrivait ; la lisait ; s’occupa des questions qu’elle discute ; toute sa vie étroitement mêlée à celle de l’enseignement.
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Collectif Revue pédagogique, année 1920

Et sans doute, c’est d’une psychologie trop facile de rattacher les qualités d’un homme à celles de la classe sociale où il a son origine. Disons donc seulement que Guillaume trouva dans son hérédité une vigoureuse honnêteté et une grande vaillance, toute sa vie, il a donné l’impression d’entreprendre les besognes, comme on se lance à l’assaut, tambour battant.
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Collectif Revue pédagogique, année 1920

Après avoir enseigné pendant un an comme adjoint à Joigny, Guillaume se présenta et entra à Saint-Cloud. L’école était tout ce qu’il fallait pour l’initier à la culture classique. S’il y a certes des avantages à s’imprégner de cette culture, degré par degré, le long des classes du Lycée, il y en a aussi à leur apporter un esprit frais, surpris et ravi par la nouveauté, assez mûr pour sentir et comprendre. — Guillaume trouvait à Saint-Cloud, pour la littérature, deux excellents humanistes comme il s’en faisait autrefois, qui ont laissé une réputation, Marot et Mareau
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