Emilie Verneaux

Résumé

Emilie Verneaux Revue des Deux Mondes

Et ces pauvres êtres sont entassés, garçons et filles ensemble, dans des salles devenues trop étroites, pour y subir le dressage bolchéviste.
C’était beau autrefois de dire : « rendez la vie douce aux enfants ; faites-leur le nid chaud et austère en même temps ; soyez bons et sévères, pour en être aimés et respectés. » Hélas, la jeunesse bolchévisée ne connaît plus de nid chaud, de bonté, d’amour de la famille : on n’élève plus les enfants que pour les préparer à combattre plus tard les nations civilisées.
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Emilie Verneaux Revue des Deux Mondes

LE BOUQUET PERD SA FLEUR Le mélange des élèves des deux sexes sur les mêmes bancs est une idée des bolchévistes ; elle n’aurait jamais germé dans le cerveau des éducateurs de l’ancien régime.
J’ai vu dans les classes supérieures, les grands jeunes gens se sentir parfois gênés à côté des jeunes filles. Autrefois,-dans les familles, ils aimaient à parader, à briller devant elles ; mais ici, à l’école, il arrivait plus d’une fois que l’un d’eux eût à rougir en classe devant ses jeunes voisines dont le sourire moqueur accueillait une réponse ignorante.
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Emilie Verneaux Revue des Deux Mondes

J’avais fréquenté les établissements d’enseignement secondaire où régnaient une discipline et un ordre parfaits, où, à côté de la science, la religion occupait la première place, où la jeunesse avait un idéal. Le régime des Romanov a été coupable de beaucoup d’erreurs, de faiblesses et d’injustices ; tout le monde le sait. Mais le régime soviétique, qu’a-t-il fait de la jeunesse ?
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