Résumé

Eug. Bonhoure La Réforme tunisienne

Les « grands colons », prenant à coups de millions possession du sol tunisien, constituaient une sorte d’armée d’occupation pacifique. Ils représentaient, à ce moment, mieux et plus que personne, la colonie française. Aujourd’hui, ce qu’il faut encourager, c’est la petite colonisation, le travail, la main-d’œuvre, l’élément ouvrier qui devient de plus en plus indispensable à la Tunisie et qui, par conséquent, doit être représenté. Si donc il ne serait pas juste de trop enlever à l’Agriculture, il ne faut pas non plus trop refuser au travail, c’est-à-dire au Troisième Collège.
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Eug. Bonhoure La Réforme tunisienne

Si l’on calcule la puissance électorale de chaque suffrage en divisant le nombre des élus par celui des électeurs, on trouve que le vote d’un agriculteur vaut 0,00885 ; celui d’un commerçant 0,00870 ; celui d’un électeur du Troisième Collège 0,00154 seulement, c’est-à-dire presque six fois moins que celui des deux autres : les Agriculteurs ayant dix représentants, les Commerçants douze, le Troisième Collège devrait en avoir quarante ; or, il n’en a que sept. Les privilégiés avouent l’inégalité, mais ne la croient point injustifiable.
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Eug. Bonhoure La Réforme tunisienne

Ce furent les beaux jours de la Conférence, son apogée. Elle commençait à faire parler d’elle ; ses membres devenaient personnages d’importance : tout le monde voulut en être.
À côté des gros syndicats qui monopolisaient la représentation de l’Agriculture, des syndicats d’occasion se formèrent, à seule fin d’être représentés. On en vit surgir qui, composés de trois colons, députèrent deux délégués. Un autre ne se réunit qu’une fois et, lorsque ses délégués prirent place, le syndicat n’existait déjà plus.
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