Résumé

Portrait de Ferdinand Buisson Ferdinand Buisson Panégyrique de saint Jean-Baptiste de la Salle

En canonisant J.-B. de la Salle, l’Église n’a point entendu « réparer une erreur » ni réhabiliter un « méconnu », puisque, dès 1724, elle avait approuvé l’Institut des Frères. Elle n’a point voulu davantage récompenser notre Saint d’avoir opéré trois guérisons merveilleuses. Elle a proclamé la sainteté d’un admirable serviteur de Dieu, les vertus héroïques qui ont illustré sa vie, un dévouement pour les enfants du peuple que les socialistes n’égaleront jamais, la reconnaissance que depuis deux cents ans l’Église de France témoignait à l’un de ses plus insignes bienfaiteurs.
Source : Wikisource

Portrait de Ferdinand Buisson Ferdinand Buisson Panégyrique de saint Jean-Baptiste de la Salle

De ce que l’Institut n’obtint qu’en 1724, cinq ans après la mort de son fondateur, les lettres patentes du roi et les Bulles du Pape nécessaires à son autorisation civile et religieuse, il ne s’ensuit pas que, du vivant de son fondateur, il n’ait pas constitué une congrégation et formé des vœux de religion. L’Église procède toujours avec une sage lenteur et ne sanctionne une institution que quand elle a été vécue et contrôlée par l’expérience.
Source : Wikisource

Portrait de Ferdinand Buisson Ferdinand Buisson Panégyrique de saint Jean-Baptiste de la Salle

M. Buisson se scandalise trop facilement de ce que le xviie siècle n’ait pas réalisé les progrès du xxe. Nous pouvons, sans être prophète, lui prédire que la génération prochaine s’indignera des sophismes de la nôtre. Elle dira à son tour : « C’est honteux à dire, mais c’est la vérité, la société d’alors (de 1904) n’en était pas venue à comprendre » la supériorité du dévouement désintéressé sur le service salarié, de l’instituteur qui a renoncé librement à fonder un foyer pour se vouer corps et âme à l’éducation des enfants du peuple sur l’instituteur qui a le souci de sa propre famille, etc.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature