Fiacre-Pancrace-Honoré Desbrugnières

Résumé

Fiacre-Pancrace-Honoré Desbrugnières Testament de Desbrugnières

Un juge n’est-il pas un épouvantail, il doit avoir au moins une figue supportable. Quand il sourit, il ne faut pas qu’il ait l’air de faire la grimace, et il n’est pas décent qu’il regarde ses clients de travers.
Je donne et lègue à M. Turgis l’aîné, conseiller au même Grand-Baillage et subdélégué de l’Intendant de Rouen, un masque anglais pour cacher sa honte et sa difformité.
Je donne et lègue au petit M. de Breval, frère du précédent, aussi conseiller au Grand-Baillage de Rouen, un bilboquet, avec un jeu d’onchets, le tout en ivoire, pour s’amuser.
Source : Wikisource

Fiacre-Pancrace-Honoré Desbrugnières Testament de Desbrugnières

Je lègue à Monsieur Boullenger, lieutenant général civil au Grand-Baillage de Rouen, un coffre à l’antique pour y renfermer les haillons de son père. A l’exemple d’Esope, je l’invite à visiter souvent ce dépôt, pour reconnaître les signes de sa servitude, et ne pas oublier la bassesse de son extraction. La noblesse qu’on achète annonce toujours l’impuissance de s’élever par des vertus, et ce petit escamoteur ennobli n’a que trop prouvé son origine, en se montrant si vil, aussi lâche citoyen que magistrat ignorant sur les droits de la Constitution.
Source : Wikisource

Fiacre-Pancrace-Honoré Desbrugnières Testament de Desbrugnières

Je lègue à Monsieur Berthier, Intendant de Paris, une paire de bottes fortes, une selle et un fouet de poste, pour se transporter avec plus de célérité partout où il y a quelque vilenie à faire et quelque chose à gagner.
Je lègue au petit Monsieur de Maussion, Intendant de Rouen, ancien conseiller au Parlement Maupeou, un Traité de la Morgue et des démarches inutiles, par Cherfils, procureur du roi au baillage de Cany ; Le Febvre, son secrétaire, pourra bien s’y reconnaître, tel maître, tel valet.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature