Fustel de Coulanges

Fustel de Coulanges

Résumé

Portrait de Fustel de Coulanges Fustel de Coulanges La Cité antique, 1864

Rien de plus fort que cette cité qui avait aussi en elle-même sa religion, ses dieux protecteurs, son sacerdoce indépendant, qui commandait à l’âme autant qu’au corps de l’homme, et qui, infiniment plus puissante que l’État d’aujourd’hui, réunissait en elle la double autorité que nous voyons partagée de nos jours entre l’État et l’Église. Si une société a été constituée pour durer, c’était bien celle-là.
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Portrait de Fustel de Coulanges Fustel de Coulanges La Cité antique, 1864

LE CULTE DU FONDATEUR ; LA LÉGENDE D’ÉNÉE. Le fondateur était l’homme qui accomplissait l’acte religieux sans lequel une ville ne pouvait pas être. C’était lui qui posait le foyer où devait brûler éternellement le feu sacré ; c’était lui qui par ses prières et ses rites appelait les dieux et les fixait pour toujours dans la ville nouvelle.
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Portrait de Fustel de Coulanges Fustel de Coulanges La Cité antique, 1864

Peu importe en effet pour Tibérius qu’il soit fils de Cornélie, la fille des Scipions ; ni lui ni Cornélie elle-même n’appartiennent à cette famille par la religion. Il n’a pas d’autres ancêtres que les Sempronius ; c’est à eux qu’il offre le repas funèbre ; en remontant la série de ses ascendants, il ne rencontrera jamais un Scipion. Scipion Émilien et Tibérius Gracchus ne sont donc pas agnats. Le lien du sang ne suffit pas pour établir cette parenté, il faut le lien du culte.
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