G. Lenotre

G. Lenotre

Résumé

Portrait de G. Lenotre G. Lenotre Le Temps

Ce n’est point ici le lieu d’étudier cette œuvre capitale de Blondel. Le fameux portail qu’il donna à la cathédrale, et qu’il avait médité pendant quatre ans, a été démoli récemment, ainsi que la galerie d’arcades qui dissimulait le pied de la vieille église gothique ; mais l’hôtel de ville, l’ancien parlement, le corps de garde, les places d’Armes, de Chambre et de la Cathédrale, le somptueux marché, l’hôtel du gouvernement, tout cet ensemble existe encore, avec ses lignes froides, un peu sévères, d’une extrême sobriété d’ornementation.
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M. de Belle-Isle, qui gouvernait les Trois Évêchés, avait, pour transformer Metz, fait choix de son homme : il s’était entiché d’un singulier personnage, une sorte d’aventurier nommé Jean Gautier, qui se décernait le titre d’architecte du roi de Pologne, et qui était, d’ailleurs, beau parleur, utopiste inlassable et doué d’un de ces imperturbables aplombs qui triomphent de toutes les résistances.
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Jacques-François, celui qui nous occupe, était le neveu et l’élève d’un modeste architecte qui – pour rendre sans doute la généalogie plus inextricable – s’appelait également François, comme tous les Blondel ; au reste, il semble bien qu’une divergence d’esthétiques brouilla de bonne heure le maître et l’élève : celui-ci était un réformateur ; l’oncle était un rétrograde ; on se divisa, et on ne se revit plus.
Jacques-François, installé à Paris, publiait en 1737 son premier ouvrage : Traité d’architecture dans le goût moderne, et sa préface nous renseigne sur ses projets et sur ses rêves.
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